Marta Musia³

Uniwersytet Pedagogiczny w Krakowie

 

 

Maciu¶ et son ami Mathias

Analyse de la traduction de Król Maciu¶ Pierwszy de Janusz Korczak

 

 

 

Un tiers des écrits de Janusz Korczak a été traduit en français jusqu’à aujourd’hui. Ceci est dû au premier directeur de l’Association Française Korczak, Adam Nowomiñski, dont le but était de faire connaître aux Français l’oeuvre du Vieux Docteur. Grâce aux efforts des traducteurs (Zofia Bobowicz, Marie-Françoise Iwaniukowicz, Maurice Wajdenfeld) ses ouvrages ont été publiés par des maisons d’éditions comme Flammarion, Gallimard ou Robert Laffont. Seul le Roi Mathias Premier doit être réédité.

Le Roi Mathias qui a eu un grand succès en Pologne n’est pas resté indifférent aux lecteurs français. Ce roman, écrit en 1928 (Olszewska 1971 :117) est considéré comme l’oeuvre la plus importante du Vieux Docteur. En Pologne il devint une lecture obligatoire dans l’enseignement primaire. En France il est cité « dans certains ouvrages scolaire du primaire et du collège » (http//afjk.fr.). Il n’est pas sans importance que Le Roi Mathias soit le lauréat du premier « Prix de la Paix » décerné par la Foire Nationale des Libraires de Francfort (en 1972). Le livre peut être qualifié de roman d’éducation (nommé aussi d’apprentissage ou de formation) qui se caractérise « par le récit de l’expérience d’un héros naïf et bon qui passe de la jeunesse à l’âge adulte, et dans le même temps, découvre la société et les contraintes que le monde oppose à ses désirs » (Gautier 2003 :108).

La dimension restreinte de cet article ne nous permet pas d’analyser tous les aspects de cette oeuvre de Korczak. Nous nous limitons à ceux qui nous semblent intéressants pour notre analyse traductologique. Dans les chapitres à venir nous allons voir comment l’auteur réussit à ramener le monde des adultes aux capacités langagières et cognitives des enfants et par quels procédés il arrive à recréer leur langage vivant et spontané. En même temps nous allons  vérifier si le traducteur a permis au lecteur français de retrouver tous ces aspects dans sa traduction.

 

1. Titre

 

Korczak accepte le monde de l’enfant à un tel point qu’il présente tous les événements par le prisme de leur imagination. Il n’est pas sans importance que les personnages adultes se comportent comme s’ils étaient des enfants : après une longue délibération les ministres ne peuvent pas se refuser des gâteaux à la crème ; un des ministres ne vient pas à la réunion parce qu’il préfère aller au cirque...Ainsi le monde des adultes devient plus compréhensible, plus « apprivoisé ».  Le titre du livre Król Maciu¶ Pierwszy trahit en lui-même l’intention de l’auteur (Bia³ek 1994 :68). Or, sans changer les mécanismes du monde Korczak en change les proportions (Onichimowska 1979 :98). Ce diminutif « Maciu¶ » laisse deviner non seulement la pleine acceptation de la vision enfantine  mais aussi  le jeune âge du héros. Selon les linguistes les noms propres n’ont pas de sens, ils sont utilisés pour référer et non pour décrire. Il n’en reste pas moins vrai qu’ils contribuent à la création de l’atmosphère du livre (Waleryszak 2001 :151). Maurice Wajdenfeld a choisi le prénom Mathias en le considérant probablement comme le plus rapproché. Pourtant, selon les opinions que nous pouvons consulter sur le site des amis de Janusz Korczak (http://afjk.fr), certains traducteurs considèrent qu’il serait plus exact de traduire le titre par « petit roi », « petit Mathias » ou « petit Macius ». Lydia Waleryszak remarque qu’aujourd’hui, donc à l’époque où les civilisations ne sont plus isolées les unes des autres, il est de bon goût de garder « les désignations dans leur forme original » (Waleryszak 2001 :151). Il faut se poser la question de savoir si cette règle s’applique aussi à la littérature pour enfants. Nous ne pouvons pas oublier que le petit lecteur n’est pas aussi expérimenté que le lecteur adulte. Selon les enquêtes menées par Lydia Waleryszak, les jeunes lecteurs français préfèrent lire des textes qui contiennent des prénoms français car cela leur permet de mieux saisir l’essence du texte (Waleryszak 2001 :159). Alors, malgré l’existence d’une série de dessins animés destinés aux petits intitulée « le petit roi Macius »,  nous rejetons tout de suite cette translittération car le jeune français n’est pas censé savoir que ce mot étrange est un diminutif de Mathias. De plus, selon El¿bieta Skibiñska, dans la tradition française les noms propres sont le plus souvent adaptés dans la traduction (Skibiñska 2000 :162). Cependant, les avis sont toujours partagés. Il y a ceux qui préfèrent l’adaptation (et qui optent pour la traduction « Mathias ») et ceux qui optent pour l’exotisation (Macius) grâce à  la translittération du prénom pour permettre au lecteur de le lire à l’aide de l’alphabet qui lui est propre.  A notre avis il serait le plus bénéfique de traduire le titre soit par « Le Petit Roi Mathias Premier » soit par « Le Petit Roi Mathias » pour ne pas rendre la lecture trop difficile et pour indiquer en même temps le jeune âge du héros.

 

2. Conflit entre le monde des enfants et des adultes

 

Korczak souligne souvent que Mathias, même s’il porte la couronne, demeure avant tout un enfant. Lorsqu’il devient le roi, personne ne le prend au sérieux car pour les adultes, pour les ministres, il n’est qu’un gamin. L’auteur ne permet pas d’oublier que Mathias est sorti de sa chambre d’enfant pour entrer dans un monde plein de ruses. Même s’il n’y était pas préparé il fait de son mieux pour faire face aux difficultés. Dans le premier chapitre nous le voyons attristé à cause de la maladie de son papa :

 

Tatusiu, tatusiu – krzykn±³ Maciu¶ ze ³zami – ja nie chcê, ¿eby¶ ty umar³. [KMP,p.9]

 

Père! cria Mathias en larmes, je ne veux pas que tu meures. [RMP, p.16] 

 

Kiedy by³ tatu¶ robi³em co on kaza³.

-No tak, by³e¶ wtedy królewsk± wysoko¶ci±, nastêpc± tronu, a tatu¶ twój by³ jego królewsk± mo¶ci±, królem. [Korczak 2005 :20]

 

Du temps de mon père, je faisais ce qu’il m’ordonnait.

-C’est vrai, tu étais à cette époque Altesse Royale, le successeur au trône, et ton père était sa Majesté Royale, le Roi. [Korczak 2004 :37]

 

«Tatu¶ », d’ailleurs comme en français « papa » est un terme affectif par lequel les enfants désignent leur père. Dans la traduction Wajdenfeld dépouille Mathias de son affectivité. Il change ainsi la conception de l’auteur. Le terme « père » qui introduit une distance fait que Mathias n’est plus un petit garçon qui a besoin de son papa pour que celui-ci lui dise comment agir. Il n’est pas un enfant qui crie désespérément « papa, papa, je ne veux pas que tu meures ! ». Il devient un jeune successeur au trône plein de respect envers son père, le roi ! Le Mathias de Wajdenfeld (surtout celui des premiers chapitres) n’est pas très proche de l’enfant ordinaire ne possédant pas d’appartements :

 

Maciu¶ smutny siedzia³ w swoim pokoju. [Korczak 2005 :10]

 

Mathias, accablé de douleur, resta dans ses appartements. [Korczak 2004 :17]

 

Notre jeune héros souligne lui même que tout étant le roi, il reste surtout un petit enfant qui regrette souvent de ne pas pouvoir jouer avec d’autres garçons. Nous voyons que même en étant le roi il a le droit de demeurer l’enfant. Korczak critiquait les adultes qui considéraient l’enfance comme un état passager dépourvu d’importance. Dans son livre nous trouverons des fragments pleins d’ironie qui représentent ses idées pédagogiques :

 

Maciu¶ wzdycha³ czêsto w obecno¶ci doktora, który co dzieñ wa¿y³ go i mierzy³, ¿eby siê przekonaæ jak ro¶nie ma³y król i kiedy bêdzie ju¿ du¿y (...) [Korczak 2005 :21]

 

Mathias soupirait souvent en présence du docteur qui, chaque semaine, le pesait, le mesurait pour savoir comment grandissait le petit Roi, et quand il deviendrait enfin adolescent. [Korczak 2004 :39]

 

Ce passage, innocent d’apparence, annonce déjà le conflit entre le monde des enfants et celui des adultes. Korczak nous le fait remarquer par l’opposition des adjectifs « ma³y » (petit) se référant aux enfants, et « du¿y » (grand) se référant aux adultes. Cette opposition est atténuée par le traducteur qui a décidé de remplacer le mot « du¿y » (grand) par « adolescent ». Parfois Maurice Wajdenfeld change considérablement les mots de Korczak :

 

 

(...) etykieta u³o¿ona by³a przecie¿ dla doros³ych królów, a Maciu¶ by³ dzieckiem. [KMP, 17]

 

(…)tous les usages de l’étiquette étaient destinés à des Rois adultes tandis que Mathias n’était qu’un enfant. [Korczak 2005:31]

 

-Jestem ma³ym ch³opcem – modli³ siê Maciu¶ – bez Twojej, Bo¿e pomocy, nie dam rady. [KMP, p.25]

 

 -Cher bon Dieu, pria Mathias, je suis encore un petit garçon et sans ton aide je ne peux rien faire. [Korczak 2004 :48]

 

A la première vue ce ne sont que deux ou trois mots ajoutés dans le texte de l’auteur polonais. Pourtant ces petits ajouts faussent l’image du Vieux Docteur, qui, comme nous le savons déjà, accepte l’enfant tel qu’il est. Alors, pour Korczak Mathias « est un petit garçon » et non « encore un petit garçon », il est « un enfant » et « non seulement un enfant ». Pour le Vieux Docteur l’enfant n’est pas « un adulte en miniature » et son but unique n’est pas de devenir grand. Il ne considérait pas le petit comme un être en devenir mais comme un être en soi.

 

3. Jeux de mots

 

Le lecteur français peut être parfois dérouté par les procédés utilisés par le traducteur. Une lecture attentive permet de remarquer que Wajdenfeld tout en souhaitant rester fidèle au texte polonais, rend parfois la traduction incompréhensible pour le jeune français :

 

 

-Antek, jak Boga kocham – krzykn±³ Felek – wszystkie zêby ci wybijê!

 

-Spróbuj. Patrzcie go: minister. Baron von Rauch. Felek – kartofelek. [Korczak 2005 :178]

 

-Antoine, comme j’aime le bon Dieu, cria Félix, je te casserai toutes tes dents!

 

-Essaie ! Regardez le ministre, baron de la Fumée, Félix pomme-de terre. [Korczak 2004 :341]

 

Antek cherche à vexer Félix et à l’encourager à se battre. Il invente alors le surnom fondé sur la rime entre « Felek » et « kartofelek ». Cela provoque un effet comique tout en rendant la spécificité des querelles enfantines. Le traducteur propose « Félix pomme-de-terre », ce qui ne dit rien à l’enfant français. Nous pourrions employer le terme « patate » soit « espèce de patate » qui désignent une personne stupide, pourtant  à notre avis c’est surtout le jeu des mots qui compte dans ce passage. Nous proposons donc le traduire par « Félix-Obélix ». Ces mots pourraient aussi vexer Félix, de plus l’ajout du mot « Obélix » nous permet de garder la rime en rendant le texte plus attirant pour le jeune lecteur. Voyons un exemple suivant :

  

 -No i co ? – przerwa³ podra¿niony Maciu¶ – Ty nazwa³e¶ siê baronem von Rauch, a nazwali ciê baranem. To jeszcze gorzej ni¿ mnie. [Korczak 2005:181]

 

-Quoi? interrompit Mathias irrité. Toi? Tu te nomme „Baron de la Fumée” et on t’a appelé Baron Baran = mouton. C’est pire que moi. [Korczak 2004 :347]

 

Le passage cité est un fragment de la dispute entre Mathias et Félix. Ce dernier qui voulait que l’on nomme « baron » a été appelé « baran » [mouton].  C’est un surnom qui décrit parfaitement le jeune garçon qui se laisse conduire par un journaliste – espion. Comme le remarque Dariusz Bralewski, il est vraisemblable que l’auteur a choisi ce surnom à cause de la ressemblance phonique entre « baron » [le baron] et « baran » [mouton] (Bralewski 2003). Le traducteur qui a remarqué cette ressemblance voulait la conserver coûte que coûte. Pourtant en employant dans le texte français le mot polonais « baran » il le rend obscur. Ce mot n’a aucun sens pour un petit français qui ne connaît pas le polonais. Nous proposons ce qui suit : « Tu te nommes baron de la fumée et on t’a appelé baron mouton ». A notre avis c’est la meilleure façon de conserver le jeu de mots (baron – mouton) et de proposer une lecture ininterrompue des éléments étrangers.

 

4. Parler enfantin

Dariusz Bralewski remarque que « le vocabulaire [du texte] est presque dépourvu de tout élément qu’un lexicographe aurait pu qualifier de rare ou de livresque » (Bralewski 2003 :66). Korczak qui a passé tant de temps avec les petits recrée leur langue qui est  « authentique,  très expressive et vive » (Bia³ek 1994 :52), ce qui l’aide à leur expliquer le monde. Il a saisi les fautes et les maladresses du parler enfantin. Pour créer l’atmosphère du livre, pour le rendre plus réelle et plus « apprivoisé » pour les mômes il n’a pas manqué de les introduire dans le texte. Grâce à ses petits mots le lecteur sent continûment que le monde vu par le lecteur est présenté selon une optique enfantine. Voyons un exemple :

 

I Maciu¶ my¶la³, ¿e warto byæ trochê otrutym, ¿eby tyle sztuk zobaczyæ. [Korczak 2005 :106]

 

Mathias pensait que cela valait bien la peine d’être victime d’un léger empoisonnement, quand à ce prix on avait le droit de voir tant de tours magiques. [Korczak 2004:199]

 

M³ody król nie ukrywa³ wcale, ¿e nienawidzi Maciusia, pragn±³by najlepiej pozbyæ siê go zupe³nie. [Korczak 2006 :5]

 

Le Jeune Roi ne dissimulait plus sa haine pour Mathias et désirait s’en débarrasser définitivement. [Korczak 1991 :9]

 

L’expression « byæ trochê otrutym », construite probablement par analogie avec « byæ trochê przeziêbionym » (G±siorek 1997 :112), nous fait voir la spécificité du parler et du penser enfantin. Or, les enfants ont tendance à créer par imitation diverses expressions, de plus, souvent ils utilisent des constructions qu’ils ne comprennent pas. Wajdenfeld, qui introduit une « logique adulte » dans les deux fragments en question gomme leur aspect comique, les fragments sont plus sages et moins surprenants que l’original. A notre avis il serait plus bénéfique de mettre des expressions aussi maladroites et enfantines : « être un peu empoisonné » pour « byæ trochê otrutym » et « désirer beaucoup » pour « pragn±æ najlepiej ».

Le fait que les enfants commettent des fautes dans l’emploi des superlatifs n’est pas un secret. Korczak, qui en est conscient écrit :

 

 

-Co on sobie my¶li ?- mówili – My ju¿ dawno rz±dzimy, a Maciu¶ chce byæ od razu najpierwszy ? Wielka sztuka byæ dobrodziejem za cudze pieni±dze. [Korczak 2005 :122]

 

-Qu’est-ce qu’il est en train de faire? disaient-ils. Nous, nous gouvernons depuis longtemps et Mathias veut être d’emblée le premier. Il est facile de se poser en bienfaiteur avec l’argent d’autrui. [Korczak 2004 :232]

 

L’auteur introduit des éléments caractéristiques de l’enfant dans les passages narratifs mais également dans les dialogues des adultes. Tous les personnages sont décrits de façon à être complètement compréhensible pour les petits. C’est pour cela que le ministre de l’agriculture habite la campagne, que le ministre de la santé une fois emprisonné demande du dentifrice. Le monde créé par le Vieux Docteur est tel que les enfants pourraient l’imaginer. Les adultes font alors les mêmes fautes que les enfants (ex.9).  Le traducteur de nouveau change l’intention de l’oeuvre en supprimant l’adjectif « najpierwszy » et en employant un mot appartenant au registre littéraire « d’emblée ». Pour le fragment cité nous proposons la traduction qui suit :

 

 

-Qu’est-ce qu’il s’imagine ? disaient-ils. Nous gouvernons depuis longtemps et Mathias du premier coup veut être le plus meilleur. Une grande chose est d’être un bienfaiteur avec l’argent d’autrui.

 

En guise de conclusion

 

L’analyse du texte permet de remarquer que le traducteur introduit aussi de changements au niveau de l’expressivité du texte, des répétitions.  La dimension de cet article ne nous permet pas de présenter tous ces changements. Aussi, nous ne pouvons que faire des hypothèses sur les motifs qui ont poussé le traducteur à introduire tant de changements dans le texte du Vieux Docteur.  Peut-être, comme le suppose Dariusz Bralewski, voulait-il créer un texte « sage » pour les « sages » enfants français ? (Bralewski 2003). Peut-être souhaitait-il créer le texte le plus beau possible pour payer sa dette de reconnaissance ? Il nous est impossible de répondre à ces questions. Il est pourtant important de remarquer que Janusz Korczak ayant la possibilité d’observer les enfants en tant que médecin et pédagogue connaissait parfaitement le monde des petits. Nous pouvons donc supposer qu’il connaissait aussi les traits typiques de leur langage. Quant au traducteur des livres pour enfants, son travail s’enracine dans son vécu, dans « les souvenirs de ses lectures, les images de son enfance, sa façon personnelle de jouer avec sa propre langue, tout ce qui élargit mais aussi réduit son horizon » (Laurent 2003 :27). De plus, dans la plupart des cas, il ne connaît le langage des enfants que dans l’une des deux langues, celle qui fut sa langue maternelle, et il « aménage tant bien que mal ce langage dans l’autre » (Laurent 2003 :15).  Finalement, n’oublions pas que Maurice Wajdenfeld n’était pas traducteur de métier et qu’il a avoué lui même d’avoir traduit le livre « selon son cœur ». Néanmoins, même si « Le Roi Mathias » attend toujours une traduction française qui restaure sa richesse, c’est grâce à ce premier traducteur que les enfants français ont pu connaître les aventures du petit roi.

  

Bibliografia

Bia³ek, Józef Zbigniew, (1994). Przymierze z dzieckiem. Studia i szkice o literaturze dla dzieci, Kraków, Wydawnictwo BUS.

Bralewski, Dariusz, (2003). Le monde de l’enfant et les problèmes de la traduction française du « Roi Mathias », [w :] Laurent, Maryla, Actualité d’une éducation de l’émotion et de l’intelligence. Janusz Korczak ou ce que laisser seul un enfant signifie, Textes réunis par  Maryla Laurent, Université de Charles de Gaulle – Lille 3.

Gautier, Brigitte, (2003). Les romans d’éducation de Janusz Korczak., [w :] Laurent, Maryla, Actualité d’une éducation de l’émotion et de l’intelligence. Janusz Korczak ou ce que laisser seul un enfant signifie, Textes réunis par  Maryla Laurent, Université de Charles de Gaulle – Lille 3.

G±siorek, Krystyna, (1997). Od s³owa do tekstu. O jêzyku i stylach Janusza Korczaka, Kraków, Wydawnictwo Naukowe WSP.

Laurent, Maryla, (2003). Actualité d’une éducation de l’émotion et de l’intelligence. Janusz Korczak ou ce que laisser seul un enfant signifie, Textes réunis par  Maryla Laurent, Université de Charles de Gaulle – Lille 3.

Olszewska, Maria, (1971). „Król Maciu¶ Pierwszy” – od powie¶ci do scenariusza filmowego, [w:] Studia z historii literatury dla dzieci i m³odzie¿y, red. Wanda Grodzieñska, Warszawa, Nasza Ksiêgarnia Warszawska.

Onichimowska, Anna, (1979). ¦wiat dzieci a ¶wiat doros³ych w powie¶ciach Korczaka in Sztuka dla dzieci szkolnych. Teoria – recepcja – oddzia³ywanie,Warszawa, Poznañ, Pañstwowe Wydawnictwo Naukowe.

Skibiñska, El¿bieta, (2000). Nazwy w³asne we francuskim przek³adzie « Prawieku i innych czasów » Olgi Tokarczuk, [w:] Przek³adaj±c nieprzek³adalne, (red.) W. Kubiñski, O. Kubiñska i T.Z. Wolañski, Gdañsk, Wydawnictwo Uniwersytetu Gdañskiego.

Waleryszak, Lydia, (2001). Les prénoms et leurs diminutifs dans les traductions de la littérature pour la jeunesse, [w :] Skibiñska, El¿bieta,  (red), Traduction comme moyen de communication interculturelle. Traduction face à l’Altérité. Textes réunies et présentés par El¿bieta Skibiñska., Wroc³aw, DWE.

Waleryszak, Lidia, (2006). „T³umaczenie literatury dzieciêcej Janusza Korczaka – o konieczno¶ci dawania dzieciom wy³±cznie tego, co najlepsze”, [w:] Przek³adaniec 16 (1/2006), Wydawnictwo Uniwersytetu Jagielloñskiego.

 

Œuvres analysées:

Korczak, Janusz, (2005). Król Maciu¶ Pierwszy, Kraków, Wydawnictwo Greg.

Korczak, Janusz, (2006) Król Maciu¶ na bezludnej wyspie, Kraków, Wydawnictwo Zielona Sowa.

Korczak, Janusz, (2004). Le Roi Mathias 1er, traduit du polonais par Maurice Wajdenfeld, Paris, Editions Gallimard Jeunesse.

Korczak, Janusz, (1991). Le roi Mathias sur une île déserte, traduit du polonais par Maurice Wajdenfeld, Paris, Editions Gallimard.